Vous êtes dans : Accueil Logement Accueil des Gens du Voyage Préambule
Chassés du nord de l’Inde, repérés dans l’empire Byzantin, les Tsiganes arrivent en Europe Occidentale au 15ème siècle en Grèce, plus précisément dans une contrée du Péloponèse appelée la Petite Egypte. (D’où les termes de Gyspsies en Angleterre, Gitanos en Espagne).
Tour à tour esclaves, guerriers, mercenaires, commerçants, ducs, comptes ou seigneurs, ils ont tous en commun un langage : le Romani. Les racines arméniennes, turques, persanes et grecques attestent a minima de la présence d’un peuple d’environ dix millions de personnes ayant séjourné suffisamment longtemps sur un même territoire pour adopter et perpétuer l’usage de cette langue.
Leur histoire mouvementée les amène à se disperser en de multiples groupes qui vont se poser un peu partout en Europe. Ainsi ils sont en France mais aussi en Espagne, en Italie, en Allemagne et dans les pays d’Europe Centrale.
Qui sont aujourd’hui les gens du voyage ?
Qu’on les appelle Roms, Romanichels, Manouches, Gitans, Catalans ou Flamencos, mais aussi Yénishes, Sintis, ils sont, dans notre région, Français à 99%.
Ils sont « Identifiés » comme Gens du Voyage administrativement parlant, cette dénomination caractérisant non pas une ethnie, mais un mode d’habitat.
Les Gens du Voyage vivent dans « des résidences mobiles » et sont donc considérés comme des « Sans Domicile Stable ». La mention SDF* est apposée sur leur carte d’identité et ils doivent « pointer » tous les 3 mois dans un service de Police.
*De nombreuses irrégularités portant sur des textes et procédures officielles en vigueur ont été relevées, à la fois par la haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) et par les instances Européennes.
Les équipements d’accueil
La Loi du 5 juillet 2000, dite loi Besson, impose aux communes de plus de 5 000 habitants de réaliser des aires d’accueil des gens du voyage. Aujourd’hui, neuf ans après la parution de cette loi, seulement un équipement sur deux a été construit.
Et pourtant, permettre à ces familles de s’arrêter quelque part améliorerait considérablement leur intégration au sein de la population locale. C’est là tout le sens d’une loi qui défend le droit à la libre circulation des personnes (donc la capacité de pouvoir s’arrêter : Arrêt du Conseil d’Etat/ville de Lille) et qui inclue les notions de droit et de devoir mutuel les uns envers les autres.
Pour en savoir plus
- Rapport Ministériel « Évaluation du dispositif d’accueil des gens du voyage »
- Loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage